Stéphane Dion

Avec le choix de Stéphane Dion comme nouveau chef, le Parti libéral du Canada a fait un petit bon dans les sondages. J’écoute tout le monde parler et on dirait que personne ne se pose plus de question à savoir s’il va ou non devenir le prochain premier ministre. Personnellement, c’est ce que je souhaite — je crois qu’il ferait un excellent premier ministre — mais, ironiquement, je ne lui souhaite pas un gouvernement majoritaire.

Ce que j’aimerai voir au Canada, ce n’est pas un gouvernement minoritaire. On en a déjà eu deux, le premier a été très court et n’a pas donné grand chose, le deuxième sera probablement presque aussi court et je suis bien content qu’il n’ai pas mené à grand chose. Non, deux fois c’est c’est bien assez.

Ce que j’aimerais voir au Canada, c’est une coalition gouvernementale ; une coalition où différents partis s’engagent à former le gouvernement ensemble en mettant en commun leur programmes respectifs et en gouvernant sur la base du compromis.

C’est Idealistic Pragmatist qui dans un article (en anglais) explique le mieux pourquoi. En résumé :

Quand les libéraux obtiennent des gouvernements majoritaires, ils ne tiennent pas leur promesses.

Et ce n’est pas vraiment de leur faute. Le fait de pouvoir tomber en élection à tout moment garde une certaine pression sur les ministres qui contrebalance celle exercée par les différents lobbys. Ici on parle des Libéraux, mais l’analyse s’applique probablement aussi bien à n’importe quel parti formant le gouvernement.

Il y a aussi des choses à l’agenda Libéral que j’aimerai mieux ne pas voir passer. Un exemple est le projet de réforme du droit d’auteur qui n’a pas eu le temps d’être passé sous Paul Martin. Ce projet de loi donnait pratiquement la possibilité aux mesures de « protection » technologiques que les compagnies peuvent installer sur les CD, DVD et autre systèmes numériques de rendre illégal différents usages qui serait autrement légaux, tel que comme la copie privée.

Bien sûr, peut-être que ces positions ont changés avec le nouveau chef et peut-être que Stéphane Dion saura s’assurer d’une intégrité exemplaire pour son cabinet s’il venait à être premier ministre, mais rien de mieux qu’un contrepoids politique suffisant pour que l’influence des lobbys soit plus facile à ignorer et que les citoyens se fassent mieux entendre.

Autres petites remarques :


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